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La biodynamie est une agriculture plus saine et respectueuse de la terre et de la vigne qui va remplir un cahier des charges précis. La production de vin aussi peut faire partie de la biodynamie, mais avant même d’être utilisées pour la viticulture, ces techniques étaient déjà présentes dans les potagers classiques.

Même si certains gestes requis sont similaires à l’agriculture biologique, il est plus compliqué de pouvoir faire labelliser son vin. Pour mieux comprendre les caractéristiques de l’agriculture biodynamique, nous vous expliquons les subtilités de son cahier des charges !

Le cahier des charges de la biodynamie en viticulture

Les règles de l’agriculture bio sont en partie concernées par l’agriculture biodynamique, mais il faut aller encore plus loin pour pouvoir se faire labelliser. L’objectif de ces restrictions ou plutôt de la mise en avant de ces pratiques est d’instaurer un équilibre dans l’écosystème de la vigne.

Le respect du calendrier lunaire

Chaque jour de travail dans les parcelles est déterminé en fonction du calendrier lunaire. C’est ce dernier qui va donner le rythme et il faut le respecter pour renforcer la terre et la vigne correctement. Le but est d’optimiser le travail des vignerons et de suivre un cycle naturel !

Respect du raisin

Les jours fleur et les jours fruit sont dédiés au travail de la plante avec la taille, le rognage, la vendange ou encore l’épamprage. Les jours feuille et les jours racine sont ceux où il ne faut pas toucher la vigne, mais on va plutôt s’occuper de la terre.

Lors des lunes ascendantes (aussi appelées lunes montantes), la sève dans les plantes est particulièrement nourrissante et elle va booster la croissance de la vigne, notamment au niveau de tout ce qui est en dehors de la terre. C’est le moment parfait pour faire les semis ou les récoltes.

À l’inverse, pendant les lunes descendantes, la sève va être concentrée dans les racines. L’enrichissement des sols, le traitement des racines, la taille et le bouturage doivent de préférence être réalisés à cette période.

En revanche, pendant les nœuds lunaires, il ne faut pas effectuer de gros travaux !Toutes ces précautions permettent de profiter des bienfaits de la Lune tout en répartissant les charges de travail de manière équilibrée tout au long de l’année.

L’utilisation de préparâts

En biodynamie, il existe une multitude de préparations à base de minéraux, de plantes médicinales et de matière organique. Elles permettent de fortifier la vigne et de l’aider à se préparer aux changements de saisons ainsi que de se défendre des maladies et des parasites.

Utilisation de préparât dans les vignes

Les préparâts sont nommés avec un nombre de manière à pouvoir les différencier plus facilement. Il y en a au total 8 allant du 500 au 507 dont deux doivent être pulvérisées et six autres sont à ajouter au compost.

La préparation 500 est à utiliser sur les sols pour favoriser le développement d’humus en surface, pour améliorer la fertilité de la terre et pour renforcer les racines. Elle est obtenue par la fermentation de bouses de vache durant l’hiver. La préparation 500P est similaire à la première sauf qu’on y ajoute les 6 autres qui sont destinées au compost.

La préparation 501 à base de silice va être pulvérisée directement sur la vigne en hauteur. Elle va aider la plante à se développer, mais elle est également essentielle pour améliorer sa résistance aux maladies.

Il reste ensuite les préparations 502 à 507 qui sont toutes destinées à renforcer le compost grâce au pouvoir des plantes. Dans l’ordre, sont utilisés de l’achillée millefeuille, de la camomille matricaire, de l’ortie, de l’écorce de chêne, du pissenlit et de la valériane.

La limitation des intrants

Tout comme pour l’agriculture biologique, les intrants sont aussi limités dans le cas de la biodynamie, les restrictions sont même plus nombreuses. Aucun intrant chimique ou OGM ne sont autorisés ! Le collage également doit se réaliser sans intrants.

Utilisation d'intrants

Il est quand même possible d’utiliser quelques additifs, mais ils sont peu nombreux à être autorisés. D’une manière générale, l’utilisation d’intrants est surveillée dès la culture du raisin jusqu’à la vinification que ce soit pendant la fermentation, les ajustements, la clarification ou la stabilisation.

L’ajout de sucre au moût doit être quasi-inexistant et l’usage de soufre aussi est limité. Le taux de soufre autorisé est d’environ 90 mg/l dans le vin blanc et de 70 mg/l pour le vin rouge.

Les certifications de la biodynamie

Tous les vins certifiés sont contrôlés chaque année par les organismes agréés. Il n’y a que deux labels qui respectent intégralement la biodynamie dans la filière du vin, il s’agit de Demeter et Biodyvin.

La différence entre Demeter et Biodyvin

Logo Demeter et Biodyvin

Dans la viticulture biodynamique, Demeter est le label le plus ancien puisqu’il a été créé en 1928. Il est reconnu dans au moins 50 pays ce qui lui permet d’être une véritable valeur ajoutée à l’international. Vous pouvez donc le retrouver sur des vins d’importations par exemple.

Le label Biodyvin est plus récent, il a été créé en 1995 par le Syndicat International des Vignerons en Culture Biodynamique (SIVCB). Son cahier des charges est moins détaillé, mais il correspond toujours à une agriculture biodynamique.

Alors que Demeter ne goûte pas les vins qu’il certifie, Biodyvin va généralement y apporter une attention plus particulière. Malgré tout, la grande différence est que le premier est une marque qui va aussi certifier d’autres produits tandis que le second est spécialisé dans le vin.

Reconnaître et acheter du vin biodynamique

La meilleure manière de savoir si un vin est issu d’une agriculture biodynamique ou non est de se renseigner sur les méthodes de production des vignerons. Forcément, si les bouteilles sont apposées de l’un des deux labels cités précédemment, vous êtes assuré d’acheter un vin biodynamique.

En revanche, certains vins sont en transition, c’est notamment le cas pour les vins bio qui souhaitent aller encore plus loin dans le respect de la terre. Vous pouvez donc trouver des domaines qui utilisent déjà une grande partie des pratiques recommandées par la biodynamie, mais qui n’ont pas encore un label.