La grêle a frappé plusieurs milliers d’hectares sur les vins de Bordeaux, de Bourgogne, la Champagne et Vouvray.

2013 restera synonyme d’été pourri pour nombre de vignerons. A plusieurs reprises, les orages et la grêle ont ravagé les vignobles. Derniers en date à l’heure où ces lignes sont écrites, les vins de Bordeaux ont vu 5 % de leur vignoble dévasté par la grêle. Entre 4 et 5 000 ha ont été touchés au sud-est de Bordeaux dans les appellations entre-deux-mers et côtes-de-castillon. L’orage a également sévi en Dordogne (bergerac) et dans le Lot (cahors).
On peut parler de série noire pour la Gironde, qui avait déjà été frappée quelques jours plus tôt, le 26 juillet sur la rive gauche de la Dordogne (1 000 ha notamment autour de Génissac). Le même jour, le vignoble champenois avait vu son potentiel de production amputé de 300 ha (sur 3000 touchés par la grêle).
Mais le plus retentissant a été la bande d’orage qui a dévasté toute la côte de Beaune, frappant plusieurs crus prestigieux des vins de Bourgogne. Entre 1 700 et 2 000 ha de vignes ont souffert. La zone la plus touchée a été le sud de l’appellation côtes-de-beaune, avec des parcelles entièrement détruites. Et la liste des vignobles bourguignons endommagés ne s’arrête pas là : pommard, volnay, meursault, aloxe-corton, savigny-lès-beaune, pernand-vergelesses. Enfin, en juin, les vignerons tourangeaux de Vouvray n’avaient pu que constater les dégâts de la grêle sur les deux tiers du vignoble.
Il faudra encore attendre septembre pour déterminer si les vignes grêlées ont pu récupérer. Une chose est déjà sûre : les prix vont s’envoler, et comme a prévenu le président du BIVB (interprofession bourguignonne), ce sera de manière « inexorable et déraisonnable ».
Yannick Groult

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